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malaxeur dans le fut pour préparer le sirop lourd

Comment préparer du sirop pour les abeilles : recette 50/50 et sirop lourd 68 %

Le sirop de sucre fait partie des préparations que l’apiculteur peut être amené à réaliser au cours de la saison (hors hivernage).

Selon la période de l’année et l’objectif recherché, on ne prépare cependant pas toujours le même sirop. Un sirop relativement dilué peut être utilisé pour stimuler une colonie ou accompagner le développement d’un essaim, tandis qu’un sirop beaucoup plus concentré peut être utilisé pour compléter les réserves avant l’hiver.

Chez Miel Le Goupil, j’utilise principalement deux préparations : le sirop 50/50 et un sirop lourd à environ 68 % de sucre.

Dans cet article, je vous présente ma méthode de préparation, le matériel que j’utilise et les différentes étapes, de la pesée jusqu’au transfert du sirop vers les nourrisseurs.

Important : les recettes et méthodes présentées ici correspondent à ma pratique apicole. Le nourrissement doit toujours être adapté à l’état de la colonie, à ses réserves, à la météo (température min 12 degrés) et à la période de l’année.

Les deux sirops que j’utilise

Avant de commencer, il est important de comprendre que le 50/50 et le sirop lourd n’ont pas exactement le même objectif.

Type de siropCompositionUtilisation principale
Sirop 50/501 kg de sucre pour 1 L d’eauStimulation et soutien des colonies
Sirop lourdEnviron 68 % de sucre, et 32% d’eauComplément des réserves

Le 50/50 est couramment utilisé comme sirop de stimulation. Il se rapproche davantage d’une ressource liquide que les abeilles peuvent rapidement utiliser. Elle stimule l’essaim comme lors d’une petite miellée.

Le sirop lourd contient beaucoup moins d’eau. Il est davantage destiné à être stocké par la colonie afin de compléter ses réserves. Les professionnels de l’apiculture utilisent généralement des concentrations élevées pour le nourrissement de fin de saison.

Pourquoi préparer soi-même son sirop ?

Préparer son sirop soi-même présente surtout un intérêt lorsque l’on doit nourrir un nombre important de colonies.

Pour quelques ruches, préparer quelques litres de sirop reste relativement simple. Lorsque l’on travaille avec plusieurs dizaines de colonies, les volumes deviennent rapidement importants.

L’utilisation d’un fût alimentaire, d’un système de mélange et d’une pompe permet alors de préparer plusieurs dizaines, voire plus d’une centaine de kilogrammes de sirop en une seule préparation.

C’est la méthode que j’utilise.

Le matériel que j’utilise

Pour préparer mes sirops en quantité importante, j’utilise principalement :

  • du sucre cristallisé ;
  • de l’eau ;
  • un fût alimentaire de grande capacité ;
  • une balance pour peser précisément le sucre ;
  • un malaxeur pour homogénéiser le mélange ;
  • une pompe alimentaire pour transférer le sirop ;
  • un tuyau adapté au transfert alimentaire ;
  • des nourrisseurs pour distribuer le sirop aux colonies.

Le sucre

J’utilise du sucre cristallisé blanc, acheté en sacs de 5 kg.

Pour une grosse préparation, la pesée est importante. Je préfère raisonner en kilogrammes de sucre plutôt qu’en nombre de sacs.

Cela permet notamment de reproduire exactement une recette d’une préparation à l’autre.

Le fût alimentaire

Pour les gros volumes, je prépare le sirop directement dans un fût alimentaire.

L’intérêt est double : disposer d’un volume suffisant et pouvoir mélanger directement l’ensemble de la préparation.

Le récipient doit évidemment être propre, adapté au contact alimentaire et réservé à une utilisation compatible avec le sirop destiné aux abeilles.

Le fût alimentaire de 120 l utilisé pour préparer le sirop
Le fût alimentaire de 120 l utilisé pour préparer le sirop

Le malaxeur

Lorsque l’on prépare quelques litres de 50/50, une simple agitation peut suffire.

La situation est différente avec plusieurs dizaines de kilogrammes de sucre.

Pour ma préparation de sirop lourd, j’utilise donc un malaxeur afin d’obtenir un mélange homogène et de faciliter la dissolution du sucre.

malaxeur qui me permet de dissoudre le sucre  par brassage
malaxeur qui me permet de dissoudre le sucre par brassage

La pompe alimentaire

Une fois le sirop préparé et suffisamment refroidi, je peux utiliser ma pompe alimentaire ROVER BE-M25 pour transférer le sirop.

C’est particulièrement pratique lorsque plusieurs dizaines de litres doivent être déplacés.

Cela évite de manipuler manuellement de lourds bidons ou de devoir transvaser le sirop à l’aide de petits récipients.

Pompe Rover BE 25 M pour le transfert de liquide qualité alimentaire
Pompe Rover BE 25 M pour le transfert de liquide qualité alimentaire

Recette du sirop 50/50

Le principe du 50/50 est simple : on utilise environ 1 kg de sucre pour 1 litre d’eau.

Cette appellation correspond à une proportion en masse du sucre et de l’eau au départ de la préparation, et non à un volume final de sirop.

Exemple pour préparer du sirop 50/50

Pour une préparation importante, on peut simplement multiplier les quantités.

Pour 10 kg de sucre

  • 10 kg de sucre ;
  • 10 L d’eau.

Pour 20 kg de sucre

  • 20 kg de sucre ;
  • 20 L d’eau.

Pour 50 kg de sucre

  • 50 kg de sucre ;
  • 50 L d’eau.

Le volume final obtenu sera supérieur au volume d’eau initial, car le sucre se dissout dans l’eau.

Préparation du sirop 50/50 étape par étape

Étape 1 : préparer l’eau

Je commence par préparer la quantité d’eau nécessaire.

Pour les petites quantités, la préparation est relativement simple. Pour les gros volumes, l’utilisation d’une eau suffisamment chaude pour faciliter la dissolution peut rendre le travail beaucoup plus facile.

Je cherche surtout à faciliter la dissolution du sucre sans chauffer inutilement le sirop.

Étape 2 : peser le sucre

Je pèse précisément le sucre avant de commencer.

Étape 3 : verser progressivement le sucre

Le sucre est ajouté progressivement dans l’eau.

L’objectif est d’éviter de créer une masse compacte de sucre qui aurait du mal à se dissoudre.

Étape 4 : mélanger

Le malaxeur permet d’obtenir rapidement un mélange homogène.

Pour une petite préparation, une agitation manuelle peut suffire. Pour plusieurs dizaines de kilogrammes, le malaxeur devient beaucoup plus pratique.

Pour des petites préparation on peut utiliser un robot de cuisine qui va brasser, et chauffer l’eau doucement.

Étape 5 : vérifier la dissolution

Le sirop doit être homogène et ne plus présenter de sucre non dissous.

Je vérifie notamment le fond du récipient et l’absence de dépôt important.

Étape 6 : laisser refroidir

Avant de distribuer le sirop, je le laisse revenir à une température adaptée.

L’objectif n’est pas de distribuer un sirop chaud aux abeilles.

Étape 7 : distribuer aux colonies

Le sirop est ensuite transféré dans les nourrisseurs.

Pour limiter les risques de pillage, je reste particulièrement attentif aux débordements et aux manipulations de sirop à proximité des ruches. Il vaut mieux donner le sirop le soir pour limiter le risque de pilage entre ruche.

Recette de mon sirop lourd à environ 68 %

C’est cette préparation que j’utilise notamment lorsque mon objectif est de compléter les réserves des colonies avant l’hiver.

Ma recette de gros volume est :

87 kg de sucre + 41 L d’eau

Cela représente environ :

128 kg de préparation

Le calcul de la concentration est le suivant :

87 ÷ 128 × 100 = 67,97 %

On obtient donc un sirop à environ 68 % de sucre en masse.

Cette concentration est proche des préparations couramment qualifiées de « sirop lourd » en apiculture.

Pourquoi utiliser un sirop lourd ?

L’objectif est différent du 50/50.

Avec un sirop lourd, les abeilles ont moins d’eau à évaporer avant de pouvoir stocker la nourriture. C’est donc une préparation intéressante lorsque l’apiculteur cherche à compléter les réserves d’une colonie.

Le nourrissement ne doit cependant pas être systématique : il doit répondre à un besoin réel de la colonie.

Préparer 128 kg de sirop lourd : ma méthode

Étape 1 : préparer le fût

Je commence par m’assurer que le fût est propre et prêt à recevoir la préparation.

Comme il s’agit d’un volume important, il est préférable de préparer tout le matériel avant de commencer.

Étape 2 : mesurer les 41 litres d’eau

Je prépare précisément les 41 litres d’eau nécessaires à ma recette.

L’eau constitue la phase dans laquelle le sucre va être dissous.

Étape 3 : préparer l’eau pour faciliter la dissolution

Pour une concentration proche de 68 %, la dissolution demande davantage de travail que pour un 50/50.

J’utilise donc de l’eau suffisamment chaude pour faciliter le mélange, sans chercher à faire bouillir ou à maintenir inutilement le sirop à haute température.

L’objectif est de trouver un compromis entre une bonne dissolution et une préparation douce. L’eau est chauffée entre 50 et 60 degrés.

Appareil qui chauffe une grosse quantité d'eau chaude à 60 degrés
Appareil qui chauffe une grosse quantité d’eau chaude à 60 degrés

Étape 4 : peser les 87 kg de sucre

Je pèse les 87 kg de sucre.

Avec des sacs de 5 kg, cela représente :

17 sacs complets + 2 kg de sucre.

Cette façon de travailler permet de vérifier facilement la quantité utilisée.

Sucre blanc en sac de 5 kg
Sucre blanc en sac de 5 kg

Étape 5 : ajouter progressivement le sucre

Le sucre est incorporé progressivement dans le fût.

Il est important de laisser le mélangeur travailler afin d’éviter que le sucre ne s’accumule au fond.

Étape 6 : utiliser le malaxeur

Le malaxeur est particulièrement utile à cette étape.

Avec une préparation de cette taille, le mélange manuel serait très long et difficile.

Je laisse le malaxeur homogénéiser progressivement l’ensemble du fût jusqu’à obtenir un sirop uniforme.

malaxeur dans le fut pour préparer le sirop lourd
malaxeur dans le fut pour préparer le sirop lourd

Étape 7 : vérifier la dissolution

Avant de considérer la préparation comme terminée, je vérifie que le sucre est correctement dissous.

Le sirop doit être homogène et ne pas présenter de gros dépôts de sucre au fond du fût.

Étape 8 : laisser refroidir

Une fois le mélange terminé, je laisse le sirop revenir à une température adaptée avant son utilisation.

Il n’est pas nécessaire de distribuer un sirop chaud.

Étape 9 : transférer le sirop

Lorsque le sirop est prêt, j’utilise ma pompe alimentaire pour le transfert.

C’est particulièrement pratique avec une préparation de 128 kg.

Étape 10 : remplir les nourrisseurs

Le sirop peut ensuite être distribué aux colonies en fonction de leurs besoins.

Comment déterminer la quantité de sirop à donner ?

C’est une question importante.

Je ne considère pas qu’une quantité fixe de sirop doit être donnée à toutes les ruches.

Une colonie forte et bien pourvue n’a pas les mêmes besoins qu’une colonie plus faible ou qu’une ruche dont les réserves sont insuffisantes.

Chez Miel Le Goupil, j’utilise notamment la pesée des ruches pour estimer leur niveau de réserves.

Peser avant de nourrir

Je commence par peser les colonies.

Cette mesure permet d’avoir une estimation de leur situation et de comparer les ruches entre elles.

Déterminer un objectif

Je fixe ensuite un objectif de réserves adapté au type de ruche et à la colonie.

Le but n’est pas de remplir systématiquement la ruche de sirop, mais de corriger un éventuel déficit.

Calculer le déficit

Par exemple, si une ruche présente un déficit estimé de plusieurs kilogrammes par rapport à l’objectif fixé, je peux adapter la quantité de sirop distribuée.

Cette méthode permet d’éviter de donner la même quantité à toutes les colonies.

Le nourrissement doit rester une correction des besoins de la colonie, et non une recette automatique.

Quand utiliser le sirop 50/50 ?

Le sirop 50/50 est principalement utilisé lorsque l’objectif est de soutenir ou stimuler l’activité de la colonie.

Il peut notamment être utilisé pour accompagner :

  • le développement d’un essaim ;
  • une colonie qui manque temporairement de ressources ;
  • certaines situations de stimulation ;
  • la reprise de développement selon la période et les conditions.

Le principe du 50/50 est de fournir une alimentation liquide relativement diluée, davantage proche d’une ressource de type nectar.

Il faut toutefois éviter de nourrir systématiquement une colonie qui dispose déjà de ressources naturelles suffisantes.

Quand utiliser le sirop lourd ?

Le sirop lourd est principalement intéressant lorsque l’objectif est de constituer ou compléter les réserves.

En fin de saison, il permet notamment de corriger les déficits constatés lors de la pesée des ruches.

Le calendrier exact dépend cependant de la météo, de la région, de la force de la colonie et de l’état des réserves.

Les recommandations apicoles situent généralement le sirop lourd autour de la préparation de l’hivernage, tandis que le 50/50 est davantage associé à la stimulation.

Comment conserver le sirop ?

La conservation dépend de plusieurs facteurs :

  • la concentration du sirop ;
  • la propreté du matériel ;
  • la température de stockage ;
  • le type de récipient ;
  • l’hygiène lors de la préparation ;
  • la durée de stockage.

Pour les gros volumes, j’utilise un fût alimentaire fermé.

Je privilégie une préparation propre et un stockage dans de bonnes conditions plutôt que de considérer qu’une recette possède automatiquement une durée de conservation garantie.

Avant utilisation, je vérifie toujours l’aspect et l’odeur du sirop.

En cas de fermentation, de moisissure ou d’altération inhabituelle, le sirop ne doit pas être distribué.

Et le vinaigre de cidre ?

Certains apiculteurs ajoutent du vinaigre de cidre à leur sirop. C’est une pratique que l’on retrouve dans différentes recettes apicoles, mais ce n’est pas une obligation pour préparer un sirop de sucre.

De mon côté, j’en utilise, je considère cet ajout comme faisant partie de ma méthode personnelle de préparation, et non comme un élément indispensable de la recette. Je l’ajoute en même temps que l’eau. Pour 87kg de sucres, j’ajoute 480 ml de vinaigre de cidre. Si vous utilisez rapidement votre sirop, et pour des plus petites quantités ce n’est pas nécessaire. Le vinaigre permet de limiter le développement de levures et autres en diminuant le ph du sirop. En aucun cas le vinaigre transforme chimiquement le sucre, ce sont les abeilles qui le feront naturellement.

Vinaigre de cidre bio
Vinaigre de cidre bio

Les erreurs à éviter

1. Donner du sirop sans vérifier les réserves

Distribuer du sirop doit répondre à un besoin. Si vous ajoutez trop de sirop, vous risquez de bloquer la ponte de la reine par manque de place.

2. Utiliser la même concentration toute l’année

Un sirop de stimulation et un sirop destiné à constituer des réserves n’ont pas le même objectif.

3. Mal dissoudre le sucre

Avec un sirop concentré, le mélange demande davantage d’attention. Si la dissolution est mal réalisée, vous risquez de retrouver des gros blocs de sucres dans votre bidon suite au refroidissement.

4. Chauffer excessivement le sirop

Le but du chauffage est de faciliter la dissolution, pas de cuire le sucre. Si vous chauffez trop le sirop, vous allez augmenter le taux de HMF, ce qui est mauvais pour les abeilles.

température de l'eau entre 50 et 60 degrés
température de l’eau entre 50 et 60 degrés

5. Utiliser du matériel inadapté

Pour les gros volumes, les récipients, tuyaux et systèmes de transfert doivent être adaptés au contact alimentaire.

6. Préparer beaucoup plus de sirop que nécessaire

Une grosse préparation est intéressante uniquement si elle correspond aux besoins réels des colonies. En réalisant trop de sirop, vous prenez le risque d’en perdre suite à un stockage long et donc un risque de fermentation.

7. Négliger le risque de pillage

Les manipulations de sirop autour des ruches doivent être réalisées proprement, particulièrement lorsque les colonies sont dans une période où le pillage est possible.

Mon organisation pour les gros volumes

Pour plusieurs dizaines de colonies, la préparation du sirop devient une véritable opération logistique.

Mon organisation est donc la suivante :

1. Je détermine les besoins des colonies

2. Je calcule la quantité totale de sirop nécessaire.

3. Je prépare le matériel.

4. Je pèse précisément le sucre.

5. Je prépare l’eau.

6. Je mélange dans le fût avec le malaxeur.

7. Je contrôle la dissolution.

8. Je laisse refroidir.

9. Je transfère le sirop avec la pompe alimentaire.

10. Je distribue aux colonies en fonction de leurs besoins.

Cette organisation me permet de préparer de gros volumes tout en limitant les manipulations.

50/50 ou sirop lourd : lequel choisir ?

Il n’y a pas un sirop qui soit « meilleur » dans toutes les situations.

Le choix dépend de l’objectif.

Pour stimuler ou accompagner le développement d’une colonie : le 50/50 est généralement le plus adapté.

Pour compléter les réserves avant l’hiver : un sirop plus concentré sera privilégié.

Mais avant toute distribution, je regarde surtout la colonie et ses réserves.

Une colonie qui possède déjà suffisamment de provisions n’a pas besoin d’être nourrie simplement parce que nous sommes à l’automne.

Questions fréquentes

Quelle est la recette du sirop 50/50 pour les abeilles ?

La recette couramment utilisée est de 1 kg de sucre pour 1 litre d’eau. Le terme 50/50 correspond à la proportion de sucre et d’eau utilisée pour la préparation.

Comment faire du sirop lourd pour les abeilles ?

Il existe plusieurs formulations. Dans ma pratique, j’utilise une préparation à environ 68 % de sucre, réalisée avec 87 kg de sucre et 41 litres d’eau, soit environ 128 kg de sirop.

Pourquoi utiliser du sirop lourd ?

Il permet principalement de compléter les réserves d’une colonie avec une préparation contenant moins d’eau qu’un sirop 50/50. Les abeilles pourront donc stocker le sirop plus rapidement, et ce dernier est beaucoup plus riche en saccharose.

Quelle quantité de sirop donner à une ruche ?

Il n’existe pas une quantité universelle. La quantité doit être adaptée aux réserves de la colonie, à sa force, au type de ruche et à l’objectif recherché.

Peut-on préparer le sirop à l’avance ?

Oui, une préparation peut être stockée dans de bonnes conditions, mais sa conservation dépend notamment de sa concentration, de l’hygiène et de la température. Il faut contrôler le sirop avant utilisation.

Peut-on chauffer le sirop ?

On peut chauffer l’eau afin de faciliter la dissolution du sucre, particulièrement pour les préparations concentrées. Il faut cependant éviter de chauffer inutilement ou fortement le sirop. Autour de 50 degrés c’est suffisant.

Quel sucre utiliser pour préparer le sirop ?

J’utilise du sucre cristallisé blanc, facilement disponible et adapté à ma méthode de préparation.

Conclusion

Préparer son sirop soi-même devient particulièrement intéressant lorsque l’on possède plusieurs colonies et que les volumes nécessaires deviennent importants.

Avec un fût alimentaire, un malaxeur et une pompe alimentaire, il est possible de préparer de grosses quantités tout en conservant une méthode de travail relativement simple et reproductible.

Chez Miel Le Goupil, je distingue principalement deux préparations :

le 50/50, utilisé lorsque je cherche notamment à stimuler ou soutenir une colonie,

et le sirop lourd à environ 68 %, que j’utilise principalement pour compléter les réserves lorsque cela est nécessaire avant l’hiver.

Mais la préparation du sirop n’est finalement qu’une partie du travail.

Le plus important reste de connaître l’état de ses colonies, d’évaluer leurs réserves et d’adapter le nourrissement à leurs besoins réels.

C’est pour cette raison que la pesée des ruches fait partie de ma méthode de suivi. Ensuite je réalise le suivi du nourissement via un fichier Excel par exemple.


À retenir

🐝 50/50 : 1 kg de sucre + 1 L d’eau.

🐝 Sirop lourd Miel Le Goupil : 87 kg de sucre + 41 L d’eau, soit environ 128 kg de sirop à 68 %.

⚖️ Quantité distribuée : adaptée aux réserves et aux besoins de chaque colonie.

🛢️ Préparation en gros volume : fût alimentaire + malaxeur.

🚰 Transfert : pompe alimentaire et tuyau adapté.

🌡️ Préparation : favoriser la dissolution sans chauffer inutilement le sirop.

🔎 Avant distribution : contrôler l’aspect, l’odeur et l’état du sirop.

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